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Industrialiser durablement la filière bois en Afrique centrale : la CEA fédère les États autour de solutions pour accélérer la création de valeur

23 juillet, 2026
ECA launches regional drive to turn Central Africa's forest wealth into industrial value

Yaoundé, Cameroun, 23 juillet 2026 (CEA) – Comment faire du Bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier tropical au monde, un véritable moteur d'industrialisation, de création de valeur et d'intégration économique régionale ? C'est le défi auquel la Commission économique pour l'Afrique (CEA), à travers son Bureau sous-régional pour l'Afrique centrale, entend apporter des réponses concrètes. Il organise, les 29 et 30 juillet 2026 à Yaoundé (Cameroun), une réunion régionale de cadrage de l'étude sur l'industrialisation durable de la filière bois en Afrique centrale. Cette rencontre constitue une étape préparatoire essentielle du processus d'élaboration de l'étude. Elle réunira les États membres, les Communautés économiques régionales et leurs institutions spécialisées, les institutions financières régionales, le secteur privé, les gestionnaires des zones économiques spéciales, les centres de recherche et les partenaires techniques afin d'examiner et de consolider l'approche méthodologique proposée, d'enrichir les orientations techniques de l'étude, de recueillir les contributions des États membres et des partenaires régionaux, et de parvenir à une compréhension commune des priorités qui guideront la conduite de l'étude.

L'Afrique centrale abrite l'un des plus importants patrimoines forestiers de la planète. Selon l'OCDE, le Bassin du Congo représente 70 % du couvert forestier humide du continent africain et près de 800 000 km² d'aires protégées. Pourtant, cette richesse demeure encore insuffisamment valorisée sur le plan industriel. La sous-région assure 20 % des exportations mondiales de grumes tropicales, mais ne contribue qu'à 1 % de la production mondiale de bois scié, illustrant une faible transformation locale des ressources et un important déficit de valeur ajoutée, d'emplois industriels et de compétitivité.

Pour la CEA, il n'est plus question d'élaborer de nouveaux cadres stratégiques. Les États d'Afrique centrale ainsi que les organisations régionales disposent déjà d'orientations ambitieuses en matière d'industrialisation, de transformation locale du bois, d'intégration régionale et de développement durable. L'urgence est désormais d'en accélérer l'opérationnalisation, en levant les contraintes qui limitent encore les investissements productifs, la montée en gamme de l'industrie du bois et le développement de chaînes de valeur régionales compétitives.

« L'ambition est de doter l'Afrique centrale de solutions concrètes pour accélérer la transformation locale du bois et renforcer la compétitivité de ses industries. La sous-région ne manque ni de ressources ni de stratégies. Le véritable défi consiste désormais à transformer les engagements régionaux en investissements, en industries compétitives et en emplois durables. C'est précisément cette transition entre la vision et l'action que la CEA entend accompagner à travers cette étude. La CEA se fonde sur les priorités définies par les Etats et les organisations régionales », souligne Jean Luc Mastaki, Directeur du Bureau sous-régional pour l'Afrique centrale de la Commission économique pour l'Afrique.

C'est précisément dans cette perspective que s'inscrit l'étude régionale portée par la CEA. Sa valeur ajoutée réside dans sa capacité à traduire ces orientations stratégiques en solutions concrètes, en identifiant les réformes prioritaires, les mécanismes de financement innovants et les projets structurants susceptibles d'accélérer l'industrialisation durable de la filière. L'étude analysera notamment le potentiel du capital naturel, des marchés carbone, de la finance verte et des fonds climat pour mobiliser des investissements capables de concilier compétitivité industrielle, résilience économique et durabilité environnementale.

Elle accordera également une attention particulière au développement de produits à forte valeur ajoutée, en s'appuyant sur les zones économiques spéciales comme catalyseurs de l'industrialisation, de l'innovation, des investissements productifs, de la création d'emplois qualifiés et de l'intégration des PME dans les chaînes de valeur régionales. La durabilité constituera un principe transversal de l'étude, à travers la promotion du verdissement des activités industrielles, du recours à des procédés de transformation à faible empreinte carbone et de modèles de production conciliant compétitivité économique et préservation du capital forestier.

Au-delà du cadrage méthodologique de l'étude, la réunion de Yaoundé constituera une plateforme régionale d'échanges et d'apprentissage. Les participants partageront les expériences déjà engagées dans la sous-région, notamment celles des zones économiques spéciales de Nkok (Gabon) et de Bertoua (Cameroun), afin d'identifier les facteurs de réussite, de capitaliser les bonnes pratiques et d'en tirer des enseignements utiles pour enrichir les analyses et les recommandations de l'étude. « L'industrialisation durable de la filière bois ne se construira pas à partir de modèles théoriques ou uniquement venus d’ailleurs. Nous souhaitons capitaliser les expériences qui produisent déjà des résultats dans notre sous-région. En favorisant l'apprentissage entre pairs, le partage des innovations et la diffusion des bonnes pratiques, nous créons les conditions d'une transformation industrielle plus rapide, plus compétitive et plus inclusive », affirme Jean Luc Mastaki.

La réunion de Yaoundé marque le lancement d'un processus participatif qui se poursuivra tout au long de l'élaboration de l'étude. Les différentes étapes prévues permettront d'associer étroitement les États membres et les partenaires régionaux jusqu'à la présentation des résultats afin de favoriser leur appropriation et leur traduction en actions concrètes.

Les travaux permettront enfin de confronter les orientations de l'étude aux réalités nationales, de recueillir les données, les contributions techniques et les documents stratégiques des pays, tout en identifiant les leviers permettant de mieux tirer parti des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les zones économiques spéciales, les corridors régionaux et les politiques industrielles nationales.

Renseignements aux médias
Zacharie Roger MBARGA Responsable de la Communication
Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique
637, rue 3.069, Quartier du Lac, Yaoundé, Cameroun
Tél: (+237) 222504348
Courriel: zacharie.mbargayene@un.org

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