Addis-Abeba, le 11 juin 2026 (CEA) – La Commission économique pour l’Afrique (CEA) inaugure aujourd’hui le Forum africain de l’impact des politiques publiques sur le développement (ADIF), une plateforme novatrice et ambitieuse conçue pour faire passer l’Afrique du dialogue à des actions concrètes et déployables à grande échelle face aux défis de développement les plus urgents du continent.
La première édition du Forum, se déroulant les 11 et 12 juin 2026 au Centre de conférences des Nations Unies à Addis-Abeba, a pour thème : « Meilleures pratiques et innovation pour la création d’emplois en Afrique », réunira des chercheurs, des décideurs politiques, des investisseurs, des partenaires au développement et des chefs d’entreprise.
L’Afrique ne manque ni d’idées, ni de recherches, ni de cadres politiques. Ce qui lui fait défaut, c’est le système permettant de les transformer en résultats. Les innovations prometteuses restent isolées. Les programmes pilotes ne sont pas étendus. La recherche appliquée reste déconnectée des décisions qui façonnent la vie des populations. L’ADIF a été conçu pour changer cela.
Piloté par la CEA, l’ADIF est une réponse directe à l’inertie structurelle qui freine depuis trop longtemps la transformation du continent. Il fonctionne selon un modèle en trois étapes, qui débute avant l’ouverture du forum et se poursuit bien après sa clôture : un appel à l’action pré-forum visant à co-élaborer des problématiques et à mobiliser des idées ; un hackathon sur les politiques et les stratégies pendant le forum, permettant de tester et d’affiner des solutions concrètes ; et un dispositif de suivi post-forum pour évaluer, soutenir et déployer à plus grande échelle les modèles qui ont fait leurs preuves.
« Nous voulons combler le fossé entre les idées et leur mise en œuvre. C’est précisément la raison d’être de l’ADIF : mettre en relation les innovateurs avec les bailleurs de fonds, les partenaires et les systèmes nationaux capables de transformer les bonnes idées en actions concrètes », déclare le Secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete.
L’Afrique doit créer plus de 15 millions d’emplois par an pour répondre aux aspirations de sa jeunesse croissante. Sans une transformation profonde de la manière dont les solutions sont identifiées, testées et déployées à grande échelle, les investissements resteront insuffisants, avec un impact limité, voire non durable.
L’ADIF 2026 relève directement ce défi en présentant des modèles transposables de création d’emplois dans tous les secteurs et toutes les régions, en encourageant l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et éclairées par la recherche appliquée, et en favorisant un consensus autour de solutions reproductibles et finançables que les gouvernements et le secteur privé peuvent mettre en œuvre immédiatement.
« L’Afrique doit créer plus de 15 millions d’emplois par an pour répondre aux aspirations de sa jeunesse croissante. L’ADIF réunit des chercheurs, des décideurs politiques, des investisseurs, des partenaires au développement et des chefs d’entreprise pour transformer les idées en industries, les industries en emplois et les emplois en prospérité partagée », indique la Secrétaire exécutive adjointe de la CEA en charge de l’appui aux programmes, Mama Keita.
Contrairement aux rencontres ponctuelles, l’ADIF est conçue comme une plateforme récurrente à impact cumulatif. Chaque édition annuelle se concentre sur une thématique spécifique tout en assurant la continuité avec les éditions précédentes, ce qui permet de constituer un corpus durable de données probantes, d’actions et de responsabilité. Les prochaines éditions exploreront des thèmes tels que l’industrialisation de l’Afrique et la pleine mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), créant ainsi un programme de transformation cohérent et synergique.
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