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Observations finales de M. Claver Gatete - Examen ministériel régional africain à mi-parcours du programme d’action de doha 2022-2031

9 septembre, 2026
Observations finales de M. Claver Gatete - Examen ministériel régional africain à mi-parcours du programme d’action de doha 2022-2031

EXAMEN MINISTÉRIEL RÉGIONAL AFRICAIN
 À MI-PARCOURS
DU PROGRAMME D’ACTION DE DOHA 2022-2031

 

Observations finales 

du

Secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la CEA

Claver Gatete

 

 

Addis-Abeba

9 septembre 2026

 

Excellences,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Chers délégués, chers partenaires, chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

Bonjour à tous.

Alors que nous arrivons au terme de cette réunion si importante, je tiens à vous remercier pour votre participation et vos contributions du plus haut intérêt aux discussions de ces deux derniers jours.

Je tiens également à remercier le Gouvernement éthiopien ainsi que le Bureau de la Haute-Représentante pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement pour leur collaboration dans l’organisation de cette réunion d’examen.

À l’ouverture de la réunion, hier, j’ai demandé si l’exécution du Programme d’action de Doha progressait bien au rythme et à l’échelle nécessaires.

Au terme de ces deux jours de discussions, je pense que nous nous faisons à présent une meilleure idée des aspects qui demandent davantage d’efforts et pour lesquels il convient de prendre des mesures urgentes.

Notre mission consiste désormais à privilégier les priorités que nous avons définies ici et à obtenir des résultats concrets pour les pays les moins avancés d’Afrique.

La transformation économique doit demeurer au cœur de nos efforts.

Nous avons besoin d’économies qui produisent et transforment davantage, qui se diversifient en faveur d’activités à plus forte valeur ajoutée et qui créent des emplois décents.

Mais la transformation économique doit aussi améliorer les conditions de vie.

Cela veut dire investir dans la formation et les compétences, renforcer la protection sociale et élargir délibérément les débouchés économiques accessibles aux femmes et aux jeunes.

La science, la technologie et l’innovation doivent nous aider à accroître la productivité, à réduire la fracture numérique et à ouvrir de nouvelles possibilités pour nos citoyens et nos entreprises.

Mais à mesure que nous développons les économies de nos pays, nous devons aussi les rendre plus résilientes face aux effets des changements climatiques, qui se font de plus en plus sentir.

Dans toute l’Afrique, comme ailleurs dans le monde, des inondations, des sécheresses et d’autres phénomènes extrêmes ravagent des vies et détruisent les moyens d’existence, perturbent les systèmes alimentaires, endommagent les infrastructures et exercent une pression toujours plus forte sur les finances publiques.

Nous devons donc investir davantage dans l’adaptation, les systèmes d’alerte précoce et les infrastructures résilientes face aux changements climatiques, tout en permettant à nos pays d’accéder aux financements requis pour soutenir ces efforts.

L’Éthiopie se préparant à accueillir la COP32 ici, à Addis-Abeba, en 2027, nous avons là une excellente occasion de faire en sorte que les priorités des pays africains les moins avancés soient effectivement prises en compte dans le programme climatique mondial.

Excellences,

La concrétisation de ces ambitions nécessitera des investissements d’une bien plus grande envergure.

C’est pourquoi nous devons intensifier la mobilisation de nos ressources nationales et créer les conditions propices à un afflux croissant d’investissements privés.

Toutefois, étant donné que bon nombre de nos pays ne disposent que d’une marge de manœuvre budgétaire limitée et font face à des pressions croissantes liées à la dette, les efforts nationaux devront être complétés par une aide internationale plus marquée.

Cette aide devra comprendre des financements à l’investissement prévisibles et à d’un coût abordable, un meilleur accès aux technologies, des activités de renforcement des capacités et des investissements visant à consolider les secteurs productifs.

Un accroissement des investissements doit également aller de pair avec un meilleur accès aux marchés.

Cela revêt une importance particulière à l’heure où les pays qui sont près de sortir de la catégorie des pays les moins avancés se préparent à perdre certaines des préférences commerciales dont ils bénéficient actuellement.

La Zone de libre-échange continentale africaine peut contribuer à faciliter cette transition en ouvrant des marchés plus vastes, en renforçant les chaînes de valeur régionales et en offrant de nouveaux débouchés aux entreprises africaines.

Excellences,

Je pense que nous avons abattu un travail considérable ici, à Addis-Abeba, ces deux derniers jours. Notre attention doit maintenant se tourner vers l’examen global à mi-parcours, qui se tiendra à Doha en mars prochain.

Les conclusions de la réunion d’Addis-Abeba que nous présenterons à cet examen mondial devront rendre compte en toute franchise des faiblesses dans la mise en œuvre, tout en faisant aussi ressortir les aspects positifs.

Nous devons également nous montrer déterminés à faire valoir les besoins des pays africains les moins avancés afin d’accélérer les progrès au cours des dernières années du Programme d’action de Doha.

Les pays africains les moins avancés ont besoin de financements abordables et prévisibles, d’investissements accrus dans leurs capacités productives, d’un meilleur accès à la technologie et d’une aide renforcée à l’approche de leur retrait de cette liste.

Mais sortir de la catégorie des pays les moins avancés ne devrait pas constituer une fin en soi.

Les pays doivent être en mesure de rester compétitifs même après être sortis de cette catégorie, de résister aux chocs futurs et de préserver les acquis en matière de développement grâce auxquels cette sortie a été possible.

Mesdames et Messieurs,

Notre prochaine tâche consiste à veiller à ce que les priorités définies lors de notre réunion soient étayées par les décisions, les partenariats et les ressources nécessaires, tant au niveau national que dans l’ensemble de notre région et à l’échelle de la communauté internationale.

Et lorsque nous nous retrouverons à Doha, en mars prochain, nous devrions être en mesure de présenter non seulement ce dont nous avons convenu ici, mais aussi les progrès réalisés depuis Addis-Abeba.

Je vous souhaite à tous un bon retour chez vous.

Thank you.

Merci.

አመሰግናለሁ (ameusseguenallo).